1. Actionnaire d’Angels for Tech, vous en êtes aussi le président depuis 2015, qu’est-ce qui a suscité votre intérêt pour cette implication  ?

Avant de présider Angels for TECH, je me suis d’abord investi en tant qu’actionnaire de la première société d’investissement créée par Angelor, Simba Talent. Après sa fermeture, j’aspirais à poursuivre mon engagement envers les startups. En tant que dirigeant d’une société d’informatique je souhaitais également accompagner des sociétés prometteuses dans le domaine des nouvelles technologies. J’ai donc rejoint la société d’investissement Angels for TECH, créée en 2015, que je préside. Les investisseurs du réseau Angelor partagent la volonté de mettre à disposition leur expérience pour accompagner les jeunes pousses dans leur développement et favoriser l’entrepreneuriat sur la région lyonnaise.

Les 6 startups dans lesquelles nous avons investi avec Angels for Tech sont en fonctionnement ou/et en cours de développement aujourd’hui !
2. À votre sens, quels critères sont décisifs lors d’un investissement dans une entreprise ?

 

Je suis particulièrement attentif à l’équipe. Il est clair que la motivation de celle-ci est primordiale, mais nous sommes surtout attentifs aux profils qui composent l’équipe : peuvent-ils s’entendre dans les temps de crises qu’ils risquent de devoir surmonter ? La complémentarité des profils est en ce point cruciale, elle permet de clarifier la place et l’implication de chacun. C’est d’ailleurs ce qui a motivé l’investissement d’Angels for TECH dans Entr’up,  jeune société qui optimise les équipes et leurs interactions.

Le projet doit être clair, et porté par une forme de pragmatisme. Les entrepreneurs doivent être soutenus par un comité d’accompagnement composés d’entrepreneurs plus expérimentés, afin de mettre en lumière les différents points à améliorer ou d’éviter des prises de décision trop hâtives.

 

3.  Vous présidez par ailleurs 60.000 Rebonds, une association qui aide les entrepreneurs post-faillite, qu’est ce qui a motivé votre engagement ?

J’ai débuté par l’aide à la création d’entreprises pour les entrepreneurs, puis je me suis dirigé vers un accompagnement des startups en développement, via Angelor ou via mes investissements à titre personnel. J’ai réalisé que finalement, trop peu de choses étaient mises en place pour les entrepreneurs faisant face à des échecs : pourtant, les échecs résultent de tentatives, d’essais. Accompagner l’entrepreneur, lui redonner confiance en un projet d’avenir, c’est ce que propose 60 000 rebonds. Avec l’association, les entrepreneurs apprennent à faire face à leurs difficultés, pour se lancer dans une autre aventure avec plus d’expérience que la précédente.

 

4. Y-a-t-il chez les startupers, un rapport à l’échec différent des entrepreneurs “classiques” ?

 

Les jeunes startupers ont moins d’a priori que d’autres entrepreneurs, ils n’hésitent pas à investir l’argent d’autrui et, si jamais cet argent est perdu, ils se sentent moins engagés. On entend souvent, dans les start-up américaines, que celui qui a échoué deux fois a acquis de l’expérience lui permettant d’être mieux armé pour réussir sa troisième tentative.  « Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme » disait Churchill.