Membre du conseil de surveillance du groupe Aguettant

Président co-fondateur de SIMBA SANTE 2

 

  1. Vous êtes actionnaire co-fondateur de Simba Santé 2, et avez accepté d’en assurer la Présidence, qu’est-ce qui a motivé votre engagement ?

 

D’abord mon grand intérêt pour l’innovation en matière de santé, qui est portée par les startups plutôt que par les grandes entreprises aujourd’hui. Mais aussi mon désir de soutenir les entrepreneurs de la région qui ont des projets prometteurs et de participer, même indirectement, à ces projets-là. Travailler au contact des entrepreneurs et des associés de Simba Santé 2 qui débordent d’expérience et d’expertise est une chance exceptionnelle.

 

  1. Quel regard portez-vous sur les start-ups de la santé aujourd’hui ? Quelle est selon vous la place de l’écosystème lyonnais dans cette mouvance ?

 

La région lyonnaise a une place centrale, car plus qu’ailleurs en France (hors région parisienne), c’est un vivier de compétences. Dans cet écosystème de la santé il y a des entreprises installées, des laboratoires de recherche, des universités, des entrepreneurs qui ont connu de premiers succès… L’innovation dans la santé demande des compétences très pointues, certainement plus que d’autres domaines relativement génériques.

 

  1. Quels sont les critères qui vous poussent à investir dans une entreprise ?

 

Au sein de SIMBA SANTE 2, nous regardons deux grands critères, à prendre en considération ensemble : la valeur du projet et la capacité de l’équipe à réussir le projet.

 

–        S’agissant du projet il faut se demander si le projet répond à un besoin de santé non satisfait aujourd’hui, si la solution proposée semble valable.

–        Concernant l’équipe, il est important qu’elle possède des compétences scientifiques et techniques pointues, mais également qu’elle puisse porter et gérer son projet d’entreprise. La question de l’interaction est également centrale, il faut que l’on sente que l’on peut être dans un échange constructif avec l’équipe.

 

Le système de sociétés d’investissement sectorisées d’Angelor joue en ce sens un rôle essentiel, avoir une approche généraliste pour un investissement dans le secteur de la santé ne serait pas efficient, on risquerait de s’épuiser dans l’analyse des projets.

 

  1. Quels sont les objectifs de SIMBA SANTE 2 pour les mois à venir ?

 

Nous avons l’ambition de grandir, d’augmenter les fonds investis dans SIMBA SANTE 2.  Environ 830 000€ ont été investis dans SIMBA SANTE, nous souhaitons pouvoir passer les 2/3millions€ via SIMBA SANTE 2. Nous nous sommes donnés ce challenge, avec comme levier pour réussir non seulement d’élargir le cercle de nos associés personnes physiques mais aussi d’accueillir des investisseurs institutionnels, ce qui a été fait avec SHAM et ce que l’on espère répéter avec d’autres partenaires.

L’idée serait d’avoir un ticket moyen de 400 à 600 000€, ce qui nous permettrait d’avoir plus de poids dans les sociétés que l’on accompagne et de leur donner les moyens d’être plus ambitieuses, d’aller plus vite dans leurs projets.

La vitalité des start-ups de santé dans notre région justifie amplement ce souhait d’augmenter notre capacité d’investissement, car les projets à forte valeur et les équipes talentueuses ne manquent pas !